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9 mars 2008 7 09 /03 /mars /2008 10:21
Trois tendrons de veaux esseulés un dimanche soir : trop tard pour se lancer dans une blanquette de veau des familles, pas motivée pour un épluchage de légumes dans les règles de l’art. Mais faut quand même préparer à manger. Les puristes vous pouvez éteindre votre ordinateur, les autres restez...

3 tendrons de veau
1 sachet de court-bouillon (oui, oui celui où y’a marqué pour “poissons et crustacés”, paske en fait c’est exactement la même composition que le bouillon qui sert à cuire la blanquette hinhinhin)
une à deux grosses cuillères à soupe de beurre
une  cuillère à soupe de farine
de la crème fraîche ou du lait en poudre
assaisonnement (sel, poivre, bouquet garni)
une poignée de julienne de légumes surgelés

Dans une sauteuse, diluez  le sachet de court-bouillon dans l’eau froide et y mettre les tendrons qui doivent être recouverts. Faire chauffer jusqu’à bouillonnement.

Dans une casserole, préparer un “roux” : faire fondre le beurre, ajoutez la farine, mélangez bien et versez au fur et à mesure le bouillon de cuisson jusqu’à la consistance voulue. Épais, pas épais, c’est vous qui voyez. Pour une consistance crémeuse, ajoutez de la crème fraîche (j’ai mis une cuillère à soupe de lait en poudre ben quoi ?). Assaisonnez.

La viande est cuite ? Jetez le bouillon et versez la sauce. Ajoutez dedans la julienne de légumes décongelée et hop un dernier coup de chauffe ! Pas vu, pas pris ! On s’y croirait. De la vraie blanquette en 1 heure chrono. Et pour ceux qui aiment les champignons, ça doit bien exister en boîte ?

Résultat : bluffant !

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Et en ce dimanche où il faisait trop beau (y'a 15 jours hein...) pour rester en cuisine, l’appareil photo ayant servi (donc batterie à plat), je vous mets une photo, non pas de la blanquette mais de quelque chose qui embaumait la rue...









Veautez !

Private joke pour une amie qui va dépouiller les bulletins de vote ce dimanche. Habitant une région principalement vinicole, des p'tits rigolos ont fait une liste en demandant la remise en service immédiate du château d'eau... pour les vignerons ! Et sur l'affiche, ils sont tous en train de picoler !

Ca donne des idées...

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épine noire

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5 mars 2008 3 05 /03 /mars /2008 19:15
Facile à dire mais pas si facile à faire correctement.

Les œufs sur le plat : on ne casse pas directement les œufs dans la poêle parce que si on en fait 4 y’en n’a pas un qui sera cuit de la même façon. En plus j’ai horreur du gligli*.
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On casse tous les œufs dans une assiette et quand le beurre (ou l’huile ça dépend des goûts) est à bonne température, on glisse le contenu de son assiette dans la poêle. Et après on peut s’amuser avec la spatule en bois ou en téflon...




undefinedPour les œufs mollets ou à la coque, j’ai trouvé l’instrument qui résoud tous les problèmes d’oeufs plongés dans l’eau chaude (ou froide) pendant 3 minutes (ou plus ou moins).

J’ai arrêté de me faire des tendinites du cerveau et de ruminer devant les résultats (zut trop cuit ! rezut pas assez !) lorsque je me suis achetée un cuit-oeuf automatique.

Jusqu’à 7 œufs et ça sonne quand c’est prêt. Je fais de la cuisine, pas des maths/physique... Et puis c’est idéal pour le brunch.

Pour les œufs durs des questions ?

épine noire


* gligli : substance gluante des blancs d’oeufs pas cuits
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26 février 2008 2 26 /02 /février /2008 22:12
En se promenant avec Bonnemine en ville nous avons été attirées par la devanture (et la carte) d’un nouveau restaurant. Enfin entendons-nous bien et jouons sur les mots, le mot restaurant est banni : dorénavant vous avez le gastro (peu ragoûtant pour signifier “gastronomique”) et le lounge. A Paris le concept n’est pas nouveau, mais réjouissez-vous bande de ploucs, la province se loungise enfin !

undefinedUn petit tour sur gougueule pour la visite de ces lieux hype (aillepe). Les sites internet sont calqués sur ceux des boutiques grand luxe, les photos des lieux font penser plutôt à des magasins de décoration trendy/fashion qu’à un endroit pour se restaurer. Voici un petit panagérique de la nouvelle food... (le texte en italique c’est du kopiékolé, rien d’inventé).

On n’y ne fait pas que manger (c’est d’un vulgaire) : les rencontres sont musicales et gustatives, des artistes de haute volée se croisent en influences du passé et d’idées pour l’avenir.

Mais tout d’abord les lieux : un loft (ben tiens !) lumineux, une ambiance raffinée, un grand confort contemporain, un lieu vivant et dynamique ou alors une authentique bâtisse du 16e siècle restaurée avec goût dans un esprit contemporain harmonieux (donc lounge) et convivial dans une atmosphère paisible.

undefinedLes cartes sont toutes inventives et créatives. On revisite les classiques, on s’inspire du terroir pour vous surprendre parce qu’on interprète avec modernité la subtilité des codes d’autrefois. Savourez l’authentique de la cuisine sans contrainte ! Les menus sont : “sensation”, “émotion”. On ne dit plus : entrée, plat, dessert mais on décline en apetizers (ou tapas), par la mer (pour le poisson), sur la terre (pour la viande) et after pour les desserts.

Une lecture des menus s’impose (avec ce qu’on vous met dans la vue rien qu’en déco, en vocabulaire et ce qu’on vous promet en sensations gustatives) accrochez-vous, c’est du lourd (sémantiquement parlant car au minimum il faut 10 mots pour énoncer un plat). S’il y a des mots que vous ne comprenez pas : c’est normal ! Je dirais même c’est fait pour...mais j’ai commenté et traduit.

Précisions : j’ai fait un copier-coller des menus sans utiliser la correction orthographique, pour laisser les plats dans leur “jus”.

undefinedApetizers (entrées, hors-d’oeuvre, mises en bouche, tapas 100 balles...)

Pisaladière aux oignons rouges, olives kalamata, caille confite, choucroute et saucisson en garniture (pouah ! / olives kalamata = variété d’olives noires)

Salade de pousses de maïs, pieuvre marinée, pétoncle marinée et poêlée, émulsion au vinaigre de coquelicot  (re-pouah !)

Gratiné de scamorza aux aubergines grillées et tomates séchées  (scamorza = cousine de la mozzarella)

Sashimi de thon rouge en écailles de noix de cajou, sauce aigre-douce à la citronnelle  (y’en a encore qui mettent du thon rouge au menu ? Et tout ce baratin pour un sushi, j’vous jure...)

Rouleau de radis noir aux crevettes grises et menthe fraîche, yaourt et raifort  (le radis noir doit faire partie de ses fameux légumes zoubliés...)

Velouté de topinambours, chantilly de bacon (soupe au lard ?)

Mille-feuilles de tomates mozarella et ses pop-corn (c’est pour faire joli ? Notez un "Z" à mozza... comme dans Zorro)

Oeufs défaits, à la truffe noire du périgord, comme à la ferme (??? une omelette  aux champignons ???)

Velouté de topinambourg, à la truffe noire du périgord ( à 39 euros la soupe, ils peuvent bien ajouter un G à topinambour...)

Les coquilles saint-jacques cloutées de truffes au beurre de cuisson (si j’avais un marteau...)

Ravioles de légumes oubliés cuits dans un bouillon aromatisé d'herbes fraîches (qu’est-ce qu’ils ont tous avec leurs légumes oubliés...)

Velouté de panais aux escargots cappuccino de persil plat (ah ! Salut les légumes oubliés)

undefinedOeuf coque " sans coque ", écrevisses et sot l'y laisse flanquée de champignons d'automne (oeuf coque sans coque ? oeuf au plat ? oeuf en cocotte ? oeuf déstructuré ?)

Crémeux de crustacés et panais, escargots et langoustines cappuccino de persil plat (oui, oui du persil dans du lait et puis une fois qu’il est mixé, qu’il soit plat ou frisé...)

Cappuccino de langoustine au shiso (plante aromatique japonaise)

Fettuccine sautés aux scampi, jeunes pousses, shiitake et senteurs d’argan  (shiitake = champignon / argan = huile très très très à la mode, en massage aussi)

Risotto à la ratatouille miniature, poivrons rôtis, rondelles de chèvre à la persillade (ratatouille miniature ? servie à la loupe ?)



undefinedLa mer (poissons, coquillages et crustacés...sur la plage abandonnée)

Filet de vivaneau farci au crabe, tombée de poireau, bisque de crabe et poisson à l’esturgeon fumé  (le vivaneau ça a la même gueule que le rouget / tombée de poireau ? ça me rappelle Chandelin avec un poireau qui s’était barré dans l’escalier hahaha)

Brochette de St Jacques, sirop de lime et spaghetti de légumes  (lime = citron vert in ingliche, non paske.../un seul spaghetti ? spaghetto alors...)

Tartare de lotte, mangues et concombres à l’huile de sésame et coriandre (ouch !)

undefinedSteak de thon grillé aux agrumes, tempura de banane et galette de pommes de terre  à l’huile de palme (tempura = sorte de nem cuit dans un bouillon / entre nous l’huile de palme ça n’a aucun goût vu que les industriels en collent partout dans leurs plats préparés)

Risotto de petits-pois et basilic. Panga à la plancha (poisson d’élevage pô cher, 2€ les 6 filets...mais Panga ça fait plus chic que morue)

Dos de cabillaud en papillote de chou émincé épicé au cumin d’Agadir, wok de légumes et shitake (encore un champignon exotique...Et du cumin marocain qui est  un faux anis - l’original se trouvant en Iran mais bon par les temps qui courent...)

undefinedLe sandre de loire, cuisiné sortant de l'eau, beaux légumes, velouté au chardonnay (j’adore ce genre de précisions : sortant de l’eau. Il saute direct’ dans la gamelle !)

Le saumon rosé et fondant, tagliatelles de concombre au raifort (tagliatelles = concombre épluché sur la longueur avec un économe,  fastoche !)

Poisson du marché cuisiné à l'humeur (houlà !)

Vapeur de cabillaud à la citronnelle soupe thaï au curry et lait de noix de coco (toujours inverser les mots pour faire plus chic parce “cabillaud à la vapeur” toute de suite ça fait lourdingue non ?)

Levée de sandre juste poêlé, jus aux sucs de raisin étuvée de blette à la moelle (comprendre levée comme filet )

undefinedLa terre (veaux, vaches, cochons...)

Gnocchis au bœuf mariné à la papaye, merguez, rapinis, portobello grillé  (rapinis = brocolis italien. Portobello : grand champignon ou marque de jeans)      

Braisé de wapiti, raviolis au bœuf, sauté de champignons, croûton de pain à l’huile de truffe (wapiti = élan d’Amérique, gros cerf)
                                                                                                                                  
Jarret de sanglier enroulé de prosciutto, fèves géantes et artichauts en garniture, jus de cochon aromatisé aux herbes  (la ratatouille est miniature mais les fèves sont géantes !)                                                                                                                         

Filet de boeuf, frites au couteau (steak frites ?)

Hachis de vitelotte, parmentier au confit de canard (hachis parmentier au confit de canard avec des patates violettes !)

undefinedBurger de rognon déstructuré au foie gras, poêlé des bois (copeaux de champignons huhuhu)

Noix d’entrecôte grillée, béarnaise, pommes sautées à la sarladaise (ben tiens qu’est-ce que ça fout là ça ?)

Filet d’autruche au curry vert et crème de coco, nouilles sautées aux lychees (re-ouch)

Le suprême de pintadeau, truffé, hachis parmentier de ris de veau et foie gras, vrai jus (vrai jus de quoi ?)

Le pigeon impérial de fez, en ''bastilla'' et abricot moelleux (en pastilla peut-être ?)

undefinedPoitrine de porc fermier cuite longuement, au caviar d'aquitaine, mousseline de pommes de terre jus de cochon  (du lard au caviar et une p’tite purée hanhan...)

Cochon de lait en terrine rustique quelques condiments (pâté de tête et cornichons ?)

Pot au feu de volaille du chevillais, légumes du moment à la moelle en croque de sel (chevillais, de Chevilly dans le neuf-quatre)

Canon de biche à la figue rôtie  trois mousselines de l’automne jus au vin chaud (comprendre purée de champignons/châtaignes et sauce au vin, mais sauce ça fait ringard)

Belle poitrine de volaille contisée au beurre de truffe gros cannelloni d’herbes  fraîches vrai velouté perlé à la truffe (du verbe contiser = faire des incisions... pfff )

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Volaille fermière cuite à basse température cappuccino de brocolis
(le cappuccino à tous les parfums !)

Suprême de pigeon mi-fumé, sa cuisse farcie de béatilles gourmande jus perlé au café vert (béatilles = abattis de volaille, crête de coq, coeur de coq.... artichauts, pistaches bref garniture. Jus perlé : bouillon avec des yeux, du gras quoi ! Comme le bouillon de chez Mémé!)






undefinedLes afters (desserts)

Soupe d’agrumes, pain d’épices plein d’épices, peu grillé en crumble (pfff...)


Blanc monté au
thé matcha, crème anglaise à la violette (Blanc quoi ? Fromage blanc ? Blanc d’oeuf ? au thé vert en poudre)

La crêpe gourmande au Nutella, banane et chantilly (Un peu classique non ? Etait-il nécessaire d’ajouter gourmande ? C’est plutôt la crêpe de la grosse gourmande hein ? )

Gaspacho de tomates et sa glace au pain d’épices (y’a du rabais sur le pain d’épices en ce moment ?)
  
Duo de mousses chocolat noir et chocolat blanc au café, croustillant aux amandes (on dit duo pour 2, trilogie ou triptyque pour 3)

Parfait glacé au citron vert, mousse jivara et gingembre confit (jivara = chocolat, prononcez rivara, rien que pour les emm...)

undefinedCrème renversée à tomber par terre et mousse au chocolat ''merci maman'', sablé (quand l’humour s’en mêle...)

Nage d'ananas au poivron rouge, infusée au macis (macis = noix de muscade)

Dacquoise pistache et crème légère au chocolat blanc sorbet framboise et betterave (dacquoise = biscuit sec et pas cher, la betterave non plus d’ailleurs)

Délice chocolat caramel, tuile au grué de cacao (grué = 100% fève de cacao)

Cubisme à la réglisse sorbet betterave  (what ?)

Tarte tiède aux pommes déstructurées cuites 10 heures sorbet au fromage blanc (si ça se trouve, c’est une tarte tatin hinhinhin)

Barre chocolatée au combava rafraîchie d’une glace chocolat blanc (combava = agrume ressemblant à s’y méprendre au citron vert -voir lime-)


undefinedCafé et l’addition !


Des oeufs déstructures aux légumes oubliés (plus pour longtemps), du croustillant de foie gras au craquant d’amande, de l’ananas clouté au légèrement safrané le tout accompagné d’un article possessif : SON  jus, SA tuile, SES petits condiments et SA note salée (vous l’attendiez celle-là ?), je crois que nous avons fait à peu près le tour des tables. Et oui car pas moins de 20 euros par plat... Je vous laisse juges...

Et avec ça qu’est-ce qu’on boit ? Pas mal de vins étrangers et  surtout vu la complexité des arômes et saveurs,  le sommelier saura vous conseiller le vin au verre. A 5 € le ballon (un simple rouge de Loire), vous risquez le découvert avant d’être pompette (65 francs les deux verres ! me souffle-t’on dans l’oreillette).

Et vous, vous en pensez quoi ? Parce que moi, ça m’a super ouvert l’appétit alors ce midi, la food c’est : le tranché de cochon et son écrasé de pomme de terre (jambon-purée quoi !).

épine noire

Toutes les illustrations viennent du site http://www.worth1000.com/


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26 février 2008 2 26 /02 /février /2008 21:59
undefinedIl faisait un froid de canard en ce samedi de février et une des Rabelaisines était venue avec son bricoleur/dépanneur. Une fois les trois suspensions de ma cuisine changées, (une pile au-dessus de la gazinière, une autre exactement au-dessus de l’évier et l’autre pour faire joli) fallait bien restaurer les bricoleurs.

Et comme cela fait deux fois de suite qu’on me complimente sur mes carbonaras, alors vous n’y échapperez pas, voici la recette (qui s’approche au mieux de l’originale mais avec 3 fois moins d’oeufs dedans).

Les quantités sont au poil de pifomètre, donc n’hésitez pas à adapter suivant les goinfres...

pour 2 à 3 personnes
1 sachet de lardons fumés
1 à 1 tranche 1/2 d’épaule par personne
1 à 2 gousses d’ail
1 gros pot de crème fraîche
1 sachet de parmesan
du poivre
du persil
des spaghettis
et 1 jaune d’oeuf cru par personne !

Hachez menu l’ail, coupez en lanière ou en carrés l’épaule.
Faites chauffer un peu de beurre dans une sauteuse, mettez-y l’ail et les lardons. Faire revenir en mélangeant. Ajoutez l’épaule, continuez la cuisson à feu moyen en remuant (pas plus de 5 minutes suivant la quantité). Versez la moitié du pot de crème fraîche et une grosse cuillère à soupe de parmesan. Mélangez bien sans faire bouillir. Poivrez et vous pouvez arrêter la cuisson puisque la garniture est prête. Pensez à mettre un couvercle sur la préparation.

Plus tard, si vous le souhaitez, après l’apéritif par exemple... Faites cuire les spaghettis al’dente, égouttez-les, remettez-les dans la casserole de cuisson (feu éteint) ajoutez le restant de crème fraîche et une cuillère à soupe de parmesan. Mélangez bien et couvrez.

Pendant la cuisson des spaghettis, préparez les oeufs en séparant les blancs des jaunes et en gardant le jaune dans la coquille. Mettez le restant de parmesan dans un ramequin.

Au moment de passer (et surtout de rester, comme dit le m’sieur qui manie la pince et le tournevis à 3m50 de hauteur) à table, faites réchauffer la garniture et vous pouvez passer les spaghettis rapidement au micro-ondes.

Saupoudrez généreusement de persil la garniture et servez : les spaghettis puis la garniture. La dernière fois j’ai tout mélangé et c’était le bronx pour servir. Mettez le jaune d’oeuf cru à disposition des invités ainsi que le ramequin de parmesan s’ils veulent en ajouter.

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Vous m’en direz des nouvelles. C’est pas des nouilles jambon/gruyère !















épine noire

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17 février 2008 7 17 /02 /février /2008 20:15
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Et wé déjà un an... On (enfin je) ne va(is) pas pavoiser sur notre audience, notre lectorat, et les commentaires laissés (toujours par les même fidèles, merci à eux et aux 7 inscrits à la newsletter, certains sous la menace...). Avec moins de 30 articles au menu, on ameute pas les foules mais ce n’était pas la mission non plus.

Mercredi dernier les Rabelaisines étaient de sortie, et agréablement surprises par l’accueil (et la pincée de notoriété)  que nous avons eu lors de la réunion à TV Tours, conviées par des étudiants pour un audit du site internet. Vous aussi, vous pouvez participer.


Et puis c’est quand même parfois grâce aux blogs que l’on fait de belles rencontres.

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17 février 2008 7 17 /02 /février /2008 19:23
Que faire avec un paquet de crevettes surgelées “Tiger” (rien à voir avec l’OS de mon ordi, les connaisseurs apprécieront...) ? J’ai goûté une fois des tigers sautées au poivre, c'était délicieux mais cet enfoiré de cuistot n’a pas voulu me donner la recette ! Qu’il soit maudit pendant trois générations !

Un p’tit tour sur le net pour voir ce que je pourrais faire avec ces bestioles et les ingrédients du placard... J’ai trouvé, j’ai un peu modifié et je me suis régalée.

Pour 6 crevettes (tiger ou autres)
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du gingembre en poudre
de la sauce de soja (une bonne cuillère  à soupe)
du poivre noir moulu ou poivre concassé
du miel liquide (une cuillère à soupe)
de la ciboulette
et du jus de citron (jaune ou vert peu importe)
huile



Faire décongeler à l’air libre les crevettes arrosées du jus de citron. La décongélation est rapide, compter à peine une heure pour 6 pièces.

Enlever la carapace des tigers en laissant la tête et la queue. Ne dépiautez que le corps quoi !

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"déshabillez-moi..."





Faites chauffer l’huile dans une poêle ou encore mieux un wok. Ayez tous les ingrédients disponibles sous la main car c’est très rapide :

l’huile étant chaude, jetez les crevettes dans la poële, saupoudrez légèrement de gingembre (molo sur le gingembre, il m’a un peu échappé des doigts !), ajoutez le miel et la sauce de soja, un tour de moulin à poivre.

Remuez rapidement, retournez les crevettes. Elles sont cuites lorsque la tête et la queue deviennent rose et la chair du corps blanche. Vous pouvez terminer par un peu de jus de citron et saupoudrez de ciboulette. C’est déjà prêt ?!

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épine noire
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12 février 2008 2 12 /02 /février /2008 18:50
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Des comme ça, on n'en boit pas  tous les jours... Ca méritait une photo !








Encore une mission dégustation ? Non, j’ai été voir ce spectacle qui fait honneur à la vigne et honnêtement après 1h15 à entendre faire “plop” les bouchons, à saliver en écoutant l’acteur dithyrambique et ben... fait soif !

On est très heureux (voir soulagés) de boire un ballon de Bourgueuil au comptoir du Bateau. Y’a pas a dire les caves en Touraine, ça donne de l’inspiration...

Surveillez de près le programme afin de pouvoir à votre tour déguster ce spectacle.

Et comme a dit le camarade qui m'accompagnait : "éloge du verre de vin : six points en moins !".

Et pour rester dans le sujet : pif, pinard et vous faire
patienter, voici un petit texte fourni par une habituée du blog (merci Luce).

A déguster avec modération...ou plus...selon affinitées!!!

 Il m'est arrivé une histoire dont il faut que je vous donne, si je puis dire, la primeur. C'était il y a quelque temps, au bal de la Nuits Saint- Georges que j'ai rencontré la petite Juliénas, une fille drôlement Gigondas, un sacré beau Meursault, bien charpentée, et sous sa robe vermillon un grand cru classé, avec des arômes de cassis et de fraises des bois.

On a dansé Anjou contre Anjou sur un Sylvaner à la mode et plus tard lorsque je lui ai proposé de l'emmener dans mon Châteauneuf-du-Pape, elle est devenue toute Croze-Hermitage !!!

Le temps d'aller chercher un Chablis au vestiaire, de mettre un petit Corton dans ses cheveux, on est monté dans ma Banyuls et on a roulé jusqu'au matin.

Ah quelle belle journée ! On s'est baladé Entre-deux-mers, il faisait beau, on a Vacqueyras sur la plage, les pieds dans l'eau Clairette, on s'est Pouilly-Fuissé dans les dunes et puis comme le Mercurey montait sérieusement et qu'on commençait à avoir les Côtes-Rôties on a décidé de rentrer.

Mais voilà, en partant nous nous sommes retrouvé coincés dans les embouteillages, enfin les bouchons, quoi !
Je commençais à Minervois sérieusement et là, Julienas et moi, nous avons commencé à nous crêper le Chinon .

 
D'un seul coup elle a claqué la Corbière de la Banyuls et elle est partie ! Je me suis retrouvé comme Macon.

Quoi, me suis-je dit, elle s'est déjà Sauvignon avant même que j'ai le temps de la Sauternes !

Mais je vous Jurançon, je l'avais dans la Pouillac, en effet, j'étais tellement Tokay que j'ai couru après elle dans Lalande et les Chardonnay pour la rattraper.

Quand on s'est retrouvé, et que je l'ai vue devant moi en Gros-plant, je lui ai dit " Ne fais pas ta Pomerol, et ne t'en va plus Gamay ! "

En pleurant, elle est tombée dans mes bras en Madiran: "Ne m'en veux pas, je voulais juste être sûre que ton Saint-Amour était vraiment Sancerre".

Depuis on ne s'est plus cuités.

épine noire 
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19 janvier 2008 6 19 /01 /janvier /2008 13:18
Préparation : 1 heure
Cuisson : ½ heure

Pour 4 personnes :

Une queue de lotte d’un kilo
300 gr de Haddock
8 tranches très fines de poitrine fumée
250 gr de tagliatelles
2 dl de vin blanc sec
2 dl d’eau
150 gr de beurre
100 gr de crème fraiche
20 gr de moutarde de Meaux
1 cuillerée à soupe d’huile
Un bouquet garni
Un peu  de persil
Sel , poivre, farine


Préparez le rôti de lotte : ôtez les peaux grises de lotte, incisez le long de l’épine dorsale, enlevez l’os central. (le mieux est de le faire faire par le poissonnier)  Retirez la peau du haddock en glissant la lame du couteau entre chair et peau. Coupez une bande de haddock de la longueur du rôti de lotte de 2 centimètres de largeur, glissez là au centre de la lotte à la place de l’os. Posez les tranches de poitrine fumée sur la lotte et ficelez comme un rôti.
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Préparez le fond de cuisson : faites bouillir dans une casserole le vin blanc, l’eau, 50 gr de beurre, le bouquet garni et quelques graines de poivre pendant 5 minutes à découvert. Versez ce bouillon dans un plat allant au four.

Préchauffez le four TH 6 -  180°. Posez le rôti de lotte dans le plat contenant le bouillon et faites cuire 30 minutes en l’arrosant de temps en temps.

Préparez la sauce : mettez le reste du beurre et la crème dans une petite casserole et faites réduire à feu doux pendant 10 minutes. Laissez refroidir un peu

Faites cuire les pates dans de l’eau salée pendant 5 minutes environ.

Taillez le reste du haddock en petits cubes, farinez les, et faites les rissoler à la poêle dans un peu d’huile.

Sortez la lotte du four, glissez là sur un plat de service chaud. Égouttez les pates, disposez les autour de la lotte, garnissez avec les petits cube de haddock rissolés. Décorez avec du persil.

Terminez la sauce en incorporant la moutarde. Cette sauce ne doit pas bouillir, au besoin conservez là au chaud au bain-marie.

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Servir avec un bourgogne blanc, jeune et fruité (Pouilly Fuissé).


Tête de loup

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19 janvier 2008 6 19 /01 /janvier /2008 13:01
Présentation d'épine noire

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Si pour moi la cuisine passe essentiellement par la notion de plaisir, le temps à passer aux fourneaux a aussi son importance. Il faut qu’il soit proportionnel à la qualité du plat et à la satisfaction gustative. On peut faire vite et bon mais aussi long et pas terrible...

On m’a offert mon premier livre de cuisine à l’âge de 10 ans (ça fait 15 ans ! pfiou ça passe...). J’ai toujours ce livre (parsemé de bougnettes* aux pages des recettes fétiches !).  Il est en bonne compagnie sur une étagère avec nombre de fiches-recettes piquées dans les magazines, d’autres manuscrites, et quantité de livres de cuisine hétéroclites... Avec l’apparition d’internet, je n’achète plus de livres de recettes (et ça me fait de la place pour le bocal de bonbecs).

Une parenthèse concernant les sites culinaires ou les blogs : mes préférés sont ceux qui ne se prennent pas au sérieux. Parce que la cuisine est à la portée de tous et qu’il s’agit surtout de partager ses recettes et son savoir-faire sans se prendre pour une élite en tenant la dragée haute aux novices. Exclus donc, les blogs qui distillent des recettes haut de gamme avec des produits introuvables avec leurs taulières qui se prennent pour les Bree Van de Kamp de la blogosphère culinaire !

Et puis le fait d’avoir eu une grand-mère cuisinière et italienne de surcroît, sans oublier ma cousine qui officie dans son restaurant français en Californie... Mamy a bien du nous transmettre quelque chose... ne serait-ce que le plaisir de faire la popotte.

Contrairement à Bonnemine, je n’ai en charge aucune descendance et  me prépare mes repas en solo. J’en profite pour tester des nouvelles recettes qui arriveront un jour la table des copains-invités (aux réceptions de l’ambassadeur).

J’ai une préfèrence pour la cuisine exotique/asiatique. De par son mélange de saveurs et de textures m’apporte plus de satisfaction qu’un boeuf carottes (surtout que je laisse les carottes).

Voilà pour moi, la cuisine doit comprendre la notion de plaisir (de variété, de partage, d’innovation gustative), parce que à raison de 2 repas minimum par jour  sur un nombre d’années indéterminé, ben ça peut vite tourner à la corvée. Et ça non ! Hédoniste oui !

Donc je m’inscris plutôt dans le registre “petites bouffes entre amis”  et du “plateau télé soigné”.



bougnette* : petite tache (en cuisine)
remplace avantageusement “pétouille” en langage informatique
existe aussi en version grosse bougnette (le verre de vin sur la nappe blanche...)



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19 janvier 2008 6 19 /01 /janvier /2008 12:46
undefinedVous avez pu remarquer que l’on ne s’est pas foulées pour les menus de fin d’année. Ce blog étant un pur produit d’amatrices, nous n’avons pas la vocation à préparer des recettes festives au mois de septembre pour les publier en novembre. Ce genre d’organisation relève des professionnelles... Mais vous pourrez trouver votre bonheur dans la rubrique “les p’tits plats dans les grands”.

En attendant de nouvelles recettes pour cette nouvelle année, voici de quoi vous faire patienter et saliver. Un site extraordinaire qui compile tous les menus des réceptions officielles de Bonaparte à Jacques Chirac mais aussi à l’étranger, ainsi que les menus de restaurants prestigieux d’hier et d’aujourd’hui.

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Un site copieux qui ne vous laissera pas sur votre faim de curiosités culinaires...
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